​Le yaourt est-il associé à un risque cardiométabolique réduit chez les enfants ?

Résumé
​Chez les enfants et les adolescents, le yaourt semble être associé à un risque réduit d’obésité et de résistance à l’insuline, qui sont des facteurs de risque cardiométabolique précoce, a expliqué le professeur André Marette (Université Laval, Québec), au cours du YINI symposium “How yogurt could improve health in children”, qui s’est tenu pendant la 4e International Conference on Nutrition & Growth (Amsterdam, 2-4 mars 2017).

Les produits laitiers et le yaourt en prévention de l’obésité infantile ?

Les troubles cardiométaboliques sont en partie liés au régime alimentaire, mais ils pourraient également être évités grâce à un meilleur mode de vie. Il est probable que les produits laitiers et le yaourt en particulier réduisent le risque de certaines maladies d’origine nutritionnelle. Dans leur revue systématique récente de la littérature, Lu et al. ont montré que la consommation de produits laitiers diminuait significativement le risque d’obésité infantile de 38 %. De plus, ils ont calculé que chaque portion supplémentaire de produits laitiers par jour abaissait le risque de surpoids et d’obésité chez les enfants de 13 %. Dans la cohorte américaine NHANES 2005-2008 d’enfants âgés de 8 à 18 ans, les consommateurs fréquents de yaourt (plus d'une fois par semaine) présentaient des différences significatives d’IMC ainsi que d’adiposité, indiquée par le tour de taille.

Des bénéfices métaboliques pour les consommateurs de yaourt

Chez les adultes, de nombreuses études portent à croire que la consommation de yaourt est associée à la prévention du diabète. André Marette a reconnu qu’il existait moins d’études consacrées aux enfants, mais elles montrent toutes la même tendance. Ainsi, chez les enfants et les adolescents âgés de 2 à 18 ans, les consommateurs fréquents de yaourt présentaient une insulinémie à jeun plus favorable et une résistance à l’insuline plus faible, comme le suggèrent un modèle d’évaluation homéostatique de résistance à l’insuline plus faible et un indice quantitatif de sensibilité à l’insuline plus élevé.

Conclusion

  • Ces données semble donc indiquer que la consommation de yaourt chez les enfants et les adolescents est associée à un poids et à un profil insulinique plus sains.